Programme des Assises du 27 novembre 2026

Les arts visuels comme acteur essentiel de la vie politique, sociale et économique

27 novembre 2026

MATINÉE

Le secteur des arts visuels s’est construit, avec le soutien des pouvoirs publics, autour d’un réseau de structures, de professionnelles et de professionnels interdépendants, dans l’objectif que la création contemporaine soit présente sur tous les territoires. Depuis plusieurs décennies, toutes et tous travaillent à l’émancipation et au développement conscient de tous les publics.
Cette action, unique au monde, est mise à mal par la remise en question des politiques culturelles par certains élus et par l'assèchement des financements. Or elle porte aujourd’hui plus que jamais des valeurs citoyenne, politique, sociale et économique.
Cette journée est dédiée à la construction d'un plaidoyer pour les arts visuels et au renouvellement des récits pour une nouvelle politique.

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9H30 - OUVERTURE

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10H15 - PLÉNIÈRE

Pérennité et développement du secteur au cœur du livre blanc du CIPAC

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11H - TABLE RONDE #1

Vers un démantèlement du maillage territorial

Modérée par Anna Arzoumanov, Maîtresse de conférence habilitée à diriger des recherches, Sorbonne Université, détachée au CNRS, cotitulaire de la chaire COLIBEX sur les enjeux contemporains de la liberté d’expression (France/Québec), autrice de Censure paru chez Anamosa en 2026

Alors que la France revendique à l'international l'excellence de son modèle culturel et entend exporter son ingénierie culturelle, de nombreuses structures dédiées à l'art contemporain sont aujourd'hui fragilisées, amputées ou tout simplement condamnées par des décisions politiques, le plus souvent locales, prises sans concertation et sans considération pour leurs conséquences.
De plus, les arts visuels font l’objet d’atteintes à la liberté de diffusion et sont victimes d’une “fragilisation rapide, diffuse et systémique” documentée par le rapport Ministère de la Culture 2025.
C’est une tendance de fond qui se dessine : celle d'un détricotage progressif du maillage territorial des arts visuels et du travail mené depuis des décennies par les professionnels au services des publics, des artistes et des territoires. Cette évolution est particulièrement préoccupante car elle touche en priorité des territoires où l'accès aux arts visuels demeure essentiel tandis que la dernière étude IPSOS montre que les françaises et français portent une grande importance aux arts visuels.

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APRÈS-MIDI

Les fondements historiques des politiques culturelles ne sont plus considérés comme suffisants pour justifier une intervention à la hauteur des missions accomplies par les professionnels des arts visuels :

  • La démocratisation culturelle d’après la guerre se heurte aux droits culturels : la notion de démocratisation culturelle s’est déplacée vers celle de démocratie culturelle.
  • La présence des arts visuels dans tous les territoires a été accompagnée par les politiques de décentralisation : les actions des diffuseurs hors les murs se déploient partout et si le maillage des arts visuels est effectif, il demeure à consolider.
  • L’accompagnement économique des industries culturelles et créatives (ICC) par l’État ne concerne qu’à la marge les arts visuels : ils ne sont pas considérés comme des ICC à raison de la faible contribution des droits d’auteur dans leur économie.

Comment renouveler les récits qui n’ont plus prise sur le politique et, dans une moindre mesure, sur le public ? L’après-midi s’attachera à outiller le secteur pour construire un plaidoyer en faveur d’une politique ambitieuse pour les arts visuels.

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14H - TABLE-RONDE #2

Qui porte l’art contemporain aujourd’hui ?

Modérée par Cassandra Haller, Doctorante en sciences de gestion - Institut de Management Public et Gouvernance Territoriale, Chaire Organisations et Territoires des Arts, de la Culture et de la Création, Aix-Marseille Université

L'écosystème de l’art contemporain fonctionne en symbiose avec des rôles précis interdépendants entre artistes, écoles, marché, collectionneurs, galeries, institutions muséales, tiers lieux, centres d’art, Frac, fondations et même, dans une certaine mesure, les plateformes numériques. C’est tout un écosystème qui porte l’art contemporain, dans une finalité commune de partager la création au plus grand nombre.
Cette finalité de monstration irrigue toute la chaîne de complémentarité du secteur au quotidien : aujourd’hui, citoyennes et citoyens, habitantes et habitants sont invités à participer à chaque étape des projets. Les galeries ont besoin de médiation pour toucher un nouveau public, les productions se réalisent avec les habitantes et habitants, avec les structures et industries locales, les résidences se font en lien direct avec les territoires, les commissariats d’exposition s’adossent à des collectifs, les comités d'acquisition s’ouvrent à de nouveaux profils…
Peut-on alors affirmer que ce sont les citoyennes et les citoyens, les habitantes et les habitants qui portent aujourd’hui l’art contemporain ?

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15H - ÉCHANGES AVEC LES POUVOIRS PUBLICS

Comment soutenir les arts visuels à hauteur de leurs actions ?

Modérée par Lucie Marinier, Professeure du CNAM titulaire de la chaire ingénierie de la culture et de la création

Alors qu’ils remplissent de façon exemplaire des missions de service public essentielles en faveur de la création et de la diffusion, les arts visuels sont malmenés. Les dernières élections municipales ont exacerbé une tendance à un discours décomplexé de remise en cause. Cette table ronde invitera les personnes élues et représentantes du secteur, les responsables professionnels et tutelles à échanger sur ce contexte.
Ce temps d'analyse permettra de construire de nouveaux récits politiques sur la base des expériences des actrices et acteurs de l’art contemporain et d’anticiper les prochaines échéances électorales en précisant pourquoi et comment le soutien aux arts visuels doit constituer un enjeu politique majeur pour la culture lors des élections présidentielles et législatives.
Les discussions se nourriront aussi de la mise en œuvre de la politique culturelle par les pouvoirs publics nationaux et locaux ainsi que leurs opérateurs dans les arts visuels. Cela sera aussi l’occasion d’échanger sur la vision et le rôle du ministère de la Culture concernant la politique d’accompagnement des arts visuels actuelle et à venir.

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16H - TABLE RONDE #4

Émergence et nouveaux modèles dans les arts visuels : comment reconnaître, accompagner et pérenniser les pratiques émergentes dans les arts visuels ?

Modérée par Marie Plagnol, Curatrice & médiatrice indépendante, membre du collectif Champs magnétiques et du conseil collégial de BLA!, Vice-présidente du CIPAC

Cette dernière table ronde s’engage dans une réflexion commune sur les capacités d'invention et d'innovation des arts visuels. De nombreux projets portés par des structures et équipes professionnelles inventent de nouveaux modèles, interrogent les pratiques pour les adapter aux questions d'aujourd'hui (co-construction, gouvernance horizontale, ouverture des projets aux citoyennes et citoyens, pratiques d'accessibilité, inventivité écologique, etc…).
Après avoir identifié quelques unes des pratiques nouvelles dans les arts visuels et en s’inspirant d'expérimentations d’autres secteurs de la création, la table ronde s’attachera à proposer des pistes d’actions innovantes pour convaincre les pouvoirs publics de porter une attention à ces projets d’avenir structurants.

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17H - CLÔTURE DES ASSISES

Avec les coprésidentes du CIPAC

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